Derrière la vitre...


New York, mars 2006

"Tout ce qui me semble réel ne peut se passer de mon consentement pour être réel à mes yeux. Et ce consentement ne peut m'être extorqué : si je le refuse, la réalité du monde disparaît comme une simple apparition..."

Où je suis ...

Londres, avril 2007, Museum d'Histoire Naturelle

"Les corps sont des lieux d'existence, et il n'y a pas d'existence sans lieu, sans là, sans un "ici"... Le corps donne lieu à l'existence. Un autre est un corps parce que seul un corps est un autre... Toute sa vie, le corps est aussi un corps mort, de ce mort dont je suis le vivant..."

Alors, voilà...

1) L'évolution ne tient qu'à un fil qui nous relie les uns aux autres.

2) Nous mettons toujours les vieux pardessus pour masquer la nudité du monde.

3) Je crois en l'homme qui croit. Je ne peux pas ne pas croire.

Se regarder faire, se faire regarder...



Londres, Avril 2007, Euan Uglow "Standing nude" 1960 Tate Britain



"On ne sait pas ce que peut le corps. Contrairement à l'idée reçue, nous ne réfléchissons pas avant d'agir, c'est notre corps projeté dans le monde qui nous informe. Suit le traitement pour ajuster le comportement, acceptable ou désirable. Nous reconnaissons qui nous sommes lorsque nous nous contemplons dans le miroir de nos actions..."

Ritournelle...



"Ce n'est pas une ligne homogène, c'est une ligne brisée qui ne supprime pas les disjonctions en identifiant les fragments du monde. Sous son rythme, l'espace se fragmente en éclats irréductibles, tous affirmés par leurs nouvelles distances dont chacune se modifie avec le déplacement de celui qui s'y engage." J.C.M.

Où en somme, nous ?

1) Sans dehors et sans dedans, plus de plan, de frontière.

2) Restent les nulle part, aucun ailleurs.

1) On se regarde passer, immobile et muet.

4) Sans forme, le monde est un brouillard, un gaz, instable.

5) Vidé de ses repères, il condamne l'homme à l'errance, à désêtre...

Moebius...

Quelqu'un, quelque part, a donné cette information:



Cette adresse, c'est ici.
Cet anneau fait se rejoindre le dedans et le dehors. Quand la frontière tombe, on assiste à la mise en continuité de l'intérieur et de l'extérieur, sans que jamais un bord ne soit franchi. On assiste à l'abrasement du Moi, à la suppression de l'intériorité par l'ouverture d'un vide. Celui qui était dedans est partout dehors. La détresse se retourne alors en laisser-être, on est désentravé, établi dans un libre rien...

Témoin...



"...Il était devenu bizarre. Il disait qu'il voulait rentrer, qu'ici, c'était plus possible, qu'ils l'avaient attaché, aliéné. Je lui disais, mais arrête, t'es trop con, t'as vu comme ils t'aiment, et cette femme, et l'autre, ouais, si tu veux, tu fais une pause, tu leur racontes les trucs qu'ils attendent, tu sais faire, continue, un jour, on sera riche avec tes conneries, t'es doué, il voulait rien savoir, il répétait, merci bien la cage dorée, bon enfin, je m'étais assoupi, quand je me suis réveillé, je l'ai vu qui foutait le camp, j'ai crié, attends, putain, mais c'est pas vrai, cette tête de con, il s'est pas retourné une fois, j'ai remis mes souliers, j'ai récupéré ma veste et mon sac et j'ai couru, je gueulais, putain, arrête, merde, attends-moi, on fait le retour ensemble, je sais même pas où on est, mais sur le chemin, y'avait plus personne, disparu le dédé, désintégré, volatilisé, dissous, et là, j'étais bien emmerdé. Personne me connaît ici, je connais personne, je parle même pas la langue, je suis retourné, sur le bord du chemin, y'avait son sac, j'ai cherché un banc tranquille, j'me suis assis, je l'ai ouvert, c'était un vrai bordel, des papiers froissés, des photos déchirées, un carnet noir, un autre brun, des dessins, j'ai fouillé, y'avait peut-être un mot, une lettre, rien. Moi, je sais pas quoi faire de tout ça, vous avez qu'à le prendre, moi,je le pose là, vous avez qu'à disposer, moi, je me repose, tout ça m'a torpillé..."

A.T.

Première marche...



"Il arrive qu'une image en dise plus long qu'un discours, des recherches approfondies ou des mesures précises. En rangeant les affaires de Dédé, cette photo est tombée du carnet brun. On le voit, tout petit, en train de monter les marches, d'abandonner son animal et la quadrupédie, fortement encouragé par ces bras tendus. Il ne sait rien de ce qu'il attend, il est tout à son affaire pour se relever. Derrière la photo, une date, le nom d'une ville étrangère et deux prénoms. On ne sait pas qui est le chien."

Se taire...

Une fois, pour voir...


Bilbao, mars 2006

Nuage de poussières...


New York, avril 2006

"Le monde est un brouillard parcouru d'une infinité de petits plis qui courent dans tous les sens sous formes de microperceptions confuses, de synthèses passives suspendues dans un état d'équilibre que le moindre accident local va rompre et infléchir en direction de grands plis constitutifs d'une macroperception consciente..."

amour, avec un petit a...*


Contrairement aux supputations gratuites exprimées à la vue d'un précédent cliché, F. a réussi à attirer Dédé, qu'elle convoitait en l'appelant de ses bras tendus vers l'avenir. Evidemment, encore immature, il a cédé et s'est laissé embobiner par le charme.
Nous avons vécu d'amour et de menthe à l'eau plusieurs années, à l'abri des adultes indifférents, avant que ses propriétaires ne l'emportent pour l'installer ailleurs... me laissant seul, longtemps.

(* ne pas confondre avec l'amour avec un petit tas...)

Remarque :
Dans ce vêtement à bretelles étriqué, j'apparais un tantinet boudiné, mais mes souliers blancs sont du meilleur effet...)

Bribes...


- On fait quoi, aujourd'hui ?...
- Tais-toi, on nous regarde.
- C'est qui ?
- J'sais pas, arrête...


Londres, Hyde Park, avril 2007

Souffle...



- Tu trouves pas que j'ai grossi ?
- Mais, non, c'est ces raies ...
- T'es sûr, j'me sens toute gonflée...
- On fait quoi, ce week-end ?
- Moi, j'bouge pas, j'suis dégoûtée.
- On s'allonge un peu ? ...

Londres, Hyde Park, avril 2007

Histoire...

Berlin, février 2006

- Tu fais quoi ?
- Rien, je réfléchis...
- Tu penses à moi ?
- Arrête...
- Raconte-moi une histoire...
- L'histoire, c'est une surface en variation sur laquelle des choses peuvent se distinguer, devenir visibles en même temps que certains énoncés deviennent lisibles...
- C'que tu peux être chiant...


Dispositif...


Istambul, octobre 2006

- Qu'est-ce tu fous ?
- Je travaille ...
- Dans la salle de bains ?
- Je mets au point un truc ....
- On va sortir quand même aujourd'hui ?
- Ouais, j'ai presque fini...
- Sans déconner, qu'est-ce tu fous ?
- C'est un élément déterminant du dispositif...
- De quoi tu parles ?
- Du dispositif. Un dispositif est un ensemble résolument hétérogène, comportant du dit et du non-dit. C'est un réseau qui a une fonction stratégique, qui implique un processus de subjectivation. Le dispositif exige de l'homme le dévoilement du réel sur le mode du commandement. Un dispositif est tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, d'intercepter, de modeler, de contrôler et d'assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants. Le sujet résulte de la relation, du corps à corps, entre les vivants et les dispositifs. Dans la société, les dispositifs visent, à travers une série de pratiques et de discours, de savoirs et d'exercices, à la création de corps dociles mais libres qui assument leur identité et leur liberté de sujet dans le processus même de leur assujettissement....
- Je crois vraiment que t'es dingue, moi, je sors...


...tourne, tourne, petit poisson...


D'après Matisse


Cher F.,

0) Je ne sais rien. C'est le postulat. Voilà ce qui m'a traversé... Un fouillis dans un buisson.

1) La nature forme des motifs. Certains sont ordonnés dans l'espace mais désordonnés dans le temps, d'autres sont ordonnés dans le temps mais désordonnés dans l'espace. Certains sont de nature fractale, avec des structures invariantes d'échelles, d'autres donnent lieu à des états stables ou à des états oscillants. L'essence du chaos, c'est un équilibre délicat entre des forces de stabilité et des forces d'instabilité; une interaction féconde entre des forces à l'échelle atomique et des forces aux échelles ordinaires. La vie puise l'ordre dans un océan de désordre, forme née au sein de l'informe, beauté et mystère fondamentaux...

2) Le fait de vivre a ceci de particulier qu’il ne se manifeste qu’à la pemière personne, et ce vivre c’est la capacité qui m’est conférée d’agir, d’imposer, grâce au sentiment d’exister qui est le mien, une certaine modification, ou altération, aux limites de mon monde. Les bornes de mon monde sont celles que dessine ma sphère d’expérience affective réelle. Le plan sur lequel est posé la sphère individuelle d’expérience ne comporte pas de directions établies, ni de centre. Le plan de la vie est sans voies, sans balises, sans ligne de fuite ni horizon, c’est celui d’une errance indéfinie de la sphère d’expérience. Plus qu’une trame, le plan de la vie est analogue à une plage mélodique dans laquelle “les vécus” s’imbriquent et modifient la tonalité...

3) La vie n'appartient pas au monde, elle a pour mode d'être ce bohneur ou ce malheur dans lesquels se révèle et s'atteint chaque fois le "sujet du vouloir". Je ne peux trouver d'issue au chaos de mes émotions et pensées tant que je n'ai pas compris que le décalage n'incombe pas à la vie telle qu'elle est mais à moi-même tel que je suis.

4) La vie, posée comme sphère d'expérience, prend plusieurs formes. Ici, se développe une forme particulière, envahissante, qui prolifère dans ce dispositif auquel nous nous soumettons, inconscients et dociles, le sujet résultant de la relation entre nous, les vivants et ce dispositif. Le sujet construit ici un monde à la fois réel et fantasmatique. Il se trouve tout seul et très bien accompagné. Il partage les choses insensées mais pas les gestes du quotidien... Il fait des rencontres essentielles avec des êtres qu’il connait depuis toujours mais qu'il ne connaîtra jamais. Difficile de garder son sang froid...

6) Expulsé, plus exactement sauvé avant la noyade. J’ai toujours aimé nager seul au large, entraîné loin des côtes, jusqu’au risque. Dans DD, J’étais immergé, en apnée, glissant, porté et bercé par la vague jusqu’à m’approcher du point de non retour, celui où on ne voit plus la rive, à partir duquel on ne sait plus dans quel sens aller...

7) Le déplacement du sujet unique captivant en objets multiples insaisissables entraîne alors une impossibilité de rétablir la relation de pouvoir, de dépendance à l’autre, dangereuse parce que sans présence donc sans limite.

8) Ne reste alors plus qu'à se raccrocher à l'illusoire sentiment de non existence, du rien flottant dans l'espace le sourire aux lèvres, non-esprit, absence de tout état d’esprit particulier, sans sujet ni ...objet, ni lieu, ni orientation, ni aspect ni forme, ni gain ni perte, n'ayant plus peur de tomber dans le vide ne reculant pas après avoir scruté l’abîme, abandonnant la quête de connaisssances et d’opinions, inutiles bagages du voyageur de l’intériorié, pour qui l’être, la valeur, le sens et le sentiment se fondent en une seule et même vacuité- une expérience d’immensité où frémit l’omnipénétrante sympathie...

9) Une nouvelle manière d'être au monde, en attente. Livré cette fois à l'inconnu, plus rien à lui confronter, comme un renoncement nécessaire. L’attente et l’oubli, ne plus dire "je", exprimer cela seulement qui ne peut l'être, regarder ce qui se dérobe sans que rien ne soit caché...

10) Voilà le fourbi.... et on peut reprendre, au hasard, au début, n’importe où, tout est dans tout...

11) Je vais aller me reposer un peu...


( Ont pris la parole, dans le désordre, Audi, Conche, Wittgenstein, Carré, Houang-Po, Zizek, Deleuze, Agamben, Gleik, Blanchot, toi, moi....)

Déjà fait...

Toilettes hommes, National Gallery, Londres, avril 2007, ...

- Je suis une oeuvre d'art...
- Non, tu n'es qu'un vulgaire urinoir.
- Je suis exposée dans un des plus grands musées du monde.
- Personne ne te te regarde comme ça.
- Pourtant je suis brillante, douce et blanche, Kilimandjaro en miniature, sublimité immaculée...
- Sans théorie, tu n'es qu'une chose, de la matière prise dans une forme. Tu es perçue comme utile, jamais comme belle.
- Je suis fontaine, un voile d'eau remplit ma vasque sous la lumière diaphane...
- En restant ici, tu es inaccessible à l'appréciation esthétique, une enveloppe sans timbre, un mouchoir sans carreaux...
- Je dessine un ovale parfait, astre solaire dans cette nuit carrelée...
- ...
- ...
- Tu pleures ?
- Je ne suis que ça, une larme de porcelaine...
- ...

Partagé...

( réponse du flou au métal ...)


Une part vous suit sur le chemin, l'autre ricane et s'enfuit en courant. Elle fait et dit comme elle l'entend... On ne la retient pas. Les ouvrages sur le cerveau, son fonctionnement, la conscience n'en disent rien. Rien de sa peinture, sa littérature et sa poésie, ils ne font que du bruit, incompréhensible, pitoyable. Il ne peut en être autrement, le monde est une fiction, une illusion qui repose sur des fantaisies, irrationnel. Cette part refuse de s'élever pour distinguer un sens, une raison. Elle vit au ras du sol, oubliant à chaque instant ce qu'elle voit, tournant et détournant toujours la tête. Elle n'a jamais rencontré la raison, juste des raisonneurs ... Elle est désordonnée, dérangée, déstructurée ... juste désir.

Universel...

( Météorites, Géologie, Museum d'histoire naturelle, Londres, avril 2007)

- T'es sûre que c'est ici, je reconnais rien ?
- Ben, j'crois, où t'as mis le plan ?
- Le plan, y'avait un plan ?
- Ben, ouais, comment veux-tu qu'on y arrive sinon, t'es vraiment bizarre ...
- Je savais pas, on n'a qu'à demander...
- Vas-y, j'attends là, si quelqu'un passe...
- Où veux-tu que j'aille, je sais pas où on est, ni où on va...
- Vas-y, j'te dis, reste pas là à rien faire, ça me rend folle ...
- J'ai peur , je veux être avec toi.
- ...
- Tu m'aimes ?

- ...


Mots dits...

British Museum, Londres, avril 2007

"S’évader, s’arrêter, se transformer, continuer, les solutions pour le petit bloggueur sont variées. Il y a ceux, apparemment indifférents, qui imperturbablement tracent leur chemin, ceux qui s'amusent, ceux qui s'ennuient, ceux qui veulent qu'on les écoute, qu'on les comprenne, chacun y va de ses petits mots, au quotidien, accrochés à la fenêtre, en attente... ces paroles anodines sont au coeur de nos existences, qu’elles se donnent l'air important ou qu’elles soient insignifiantes, elles racontent toujours notre essentiel. Elles délivrent nos mots, les déposent et espèrent, qu'ils seront attrapés, transfigurés, que le monde changera et nous avec. Tout ça est bien sûr voué à l'échec, inéluctable.

Chaque blog est un petit morceau d'univers qui brille dans la nuit, projeté dans un monde insensé, une étincelle. Perdus dans l'immensité, notre petite sphère tourne, soumise à deux forces qui l'orientent, l'amour et le désespoir... Chacun occupe une planète qui gravite dans son sytème solaire virtuel. Nous sommes hors sujet, égarés, nous trémoussant comme des marionnettes folles dont le mécanisme nous échappe. Aveugles et muets, nous nous regardons sans nous comprendre, établissant des rapports imaginaires avec des ectoplasmes qui, parfois, nous hantent. Suspendus au-dessus de notre vide, nous vivons sans corps, dépendant d’une illusion qui résiste parce que n’ayant d’autres limites que celles que nous supportons, assis, enivrés derrière notre écran, seuls maîtres au monde...

Je ne sais pas pourquoi vous écrivez, on écrit, voilà. Moi, je m’amuse, j’ai horreur de faire des trucs qui servent à quelque chose, qui répondent à un besoin ou à une nécessité supposée. Aujourd’hui, j’aime vous lire, je vous connais très bien, pas dans votre joli costume d’apparence, mais dans votre vieux pyjama d’intérieur. Une pensée chaleureuse et bienveillante m’accompagne quand je suis ici avec vous, sans engagement, sans contrainte. Vous pouvez vous arrêter, passer à autre chose, peu importe, je vous garde une place, quelque part, vous m’appartenez, je vous invente chaque jour..."

à Fishturn, Katy, Elle, Marie Gabrielle, Metalogos, Varna, Well, Cedric, Rayane, Magwann, Alméria, Tyrane, Marc, Bridget, Bigfish, Trub, Mme Oreille, Kinishao, Altareha ...

Décroché...

Londres, avril 2007

Lorsqu'on lâche le fil, chaque point devient singulier et peut dès lors se retrouver sur d'autres séries sans bords communs, chaque point sera pris sur des séries qui divergent. On passe de la verticale à l'horizontale, de la progression à la variation, de l'histoire à la géographie...

Vacance de soi...



Héraklion, 06/06

Sentir le temps, regarder l'air, frôler les ombres, entrer lentement, glisser longtemps, écouter le vide, sortir la tête, faire la planche, fermer les yeux, et goûter l'abandon, la paresse...

Et puis quoi encore ...


( Question posée par Marie Gabrielle)

- Sept choses que l'on sait pas de toi ?
- Je dis souvent des choses que je ne savais pas. Je suis propre, facile à entretenir, plutôt fidèle. Une fois, j'ai été de bonne humeur. Je ne suis pas venu pour changer les choses, construire ou posséder. Je préfère la compagnie des femmes à celle des autruches. Je peux rester sans bouger si je veux. J'écoute de la musique toute la journée, toujours le plus fort possible.

- N'importe quoi...
- Fallait pas demander.



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Les guillemets..



"Là où une voix a failli, où le souffle a manqué, un petit signe est suspendu en l'air. Sans autre soutien que celui-ci, hésitant, la pensée s'aventure".. G.A.

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